Leconte de Lisle,
L’Apollonide
“ KRÉOUSA, fièrement et sans daigner regarder son interlocuteur. Je suis Kréousa, Reine et du sang d’Érekhthée. Et j’habite Athènâ la cité de PallasIÔN, avec la plus grande admiration Ô ville illustre ! Enfant d’un noble père ! KRÉOUSA, atterrée Hélas ! que me sert, étranger, le sang dont je suis née ! En ai-je moins subi la sombre destinée ? IÔN, avec avidité Est-il vrai que le Dieu, le Roi des flots sans frein D’un seul coup de son trident d’airain, Dans Makrâ qui s’entrouve ait englouti ton père ? KRÉOUSA, éclatant et hors d’elle Makrâ ! ne parle pas de cet impur repaire. ”
