Renée Vivien,
Une femme m’apparut/1905
“ Aime quelqu’un, aime quelque chose. L’amour est moins funeste que la pensée. » Ione s’éloigna un peu. « Je n’ai jamais aimé et jamais je n’aimerai un être humain qui serait aussi faible, aussi lamentable que moi-même. Ce que je désire éperdument, c’est le divin... Je veux un amour qui jamais ne soit trompé ni déçu, un amour sans fin et sans bornes, un amour surnaturel. Je veux la foi. » Le visage d’Ione blêmissait à travers le crépuscule. ”
