Résumé

Portrait de Pierre Larousse Pierre Larousse Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - An-Ar

Antigone a un cœur ouvert à la douleur, aux regrets, à l’espoir. Son arrêt de mort est irrévocable ; alors elle pleure sa jeunesse, et, comme la fille de Jephté, elle regrette des bonheurs inconnus, les joies de l’hymen et les douleurs si douces de la maternité : « Mon cœur, répond-elle à Créon, est fait pour aimer, non pour haïr ». L’héroïne est encore plus sensible que touchante : un amour mutuel, mais discret et mystérieux, règne entre la jeune fille et Hémon ; rien n’a trahi cette passion innocente : un simple aveu aurait terni la pureté d’Antigone
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Ni la douleur d’Hémon, son fils, qui aime Antigone, ni l’héroïsme de cette princesse, ni les menaces du devin Tirésias, ne peuvent le fléchir. Antigone périt victime de son dévouement, dans une caverne où elle meurt de faim. Mais Créon subit le châtiment de sa cruauté par le suicide de son fils, qui ne peut survivre à la mort d’Antigone.
Antigone, on le sait, est l’héroïne de la piété filiale ; c’est la femme toujours prête à se dévouer aux sentiments de la nature. Ce type si pur se transforme et s’agrandit encore dans la tragédie de Sophocle : Antigone s’immole à la piété fraternelle.
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