Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - An-Ar
“ Antigone a un cœur ouvert à la douleur, aux regrets, à l’espoir. Son arrêt de mort est irrévocable ; alors elle pleure sa jeunesse, et, comme la fille de Jephté, elle regrette des bonheurs inconnus, les joies de l’hymen et les douleurs si douces de la maternité : « Mon cœur, répond-elle à Créon, est fait pour aimer, non pour haïr ». L’héroïne est encore plus sensible que touchante : un amour mutuel, mais discret et mystérieux, règne entre la jeune fille et Hémon ; rien n’a trahi cette passion innocente : un simple aveu aurait terni la pureté d’Antigone ”
