Résumé

Alexandre Vincent De la Musique dans la tragédie grecque…

Peut-être a-t-on cru imiter la paracataloge en faisant déclamer à Antigone cette longue tirade qui précède l'entrée du devin Tirésias, pendant que l'orchestre de son côté exécute une symphonie. Mais comment admettre que l'oreille des Grecs, d'autant plus délicate sur l'article de la mélodie, que leur harmonie était plus pauvre, eût pu s'accommoder d'un procédé aussi peu musical?
Source : Gallica

Alexandre Vincent De la Musique dans la tragédie grecque…

Il faut, en deux mots, unité rigoureuse dans les paroles, extrême simplicité dans l'harmonie.
Quant à l'exécution, outre que le mouvement doit être plus lent et plus grave qu'on ne l'a fait dans notre représentation, ajoutons que c'est au coryphée à commencer seul le chant (3) et à donner ainsi le ton au chœur ; puis le chœur doit continuer en imitant les intonations du coryphée, et même ses gestes. C'est là une pratique dont la tradition, quant au chant, s'est perpétuée jusqu'à ce jour dans l'Eglise latine comme dans l'Eglise grecque
Source : Gallica

Alexandre Vincent De la Musique dans la tragédie grecque…

Il est temps de conclure ; et c'est ce que nous ferons en soumettant aux savants et aux amis de l'art les propositions suivantes qui résument nos recherches sur le sujet examiné dans cet article : 1° Traiter les tragédies antiques à la manière des opéras ; traduire les iambes en vers libres, aussi fidèlement que possible quant au sens et quant à la musique , adopter le genre du récitatif obligé ; 2° N'appliquer le chant proprement dit qu'à la partie lyrique, en usant avec une extrême sobriété des ressources de l'art moderne ; y éviter toute espèce de roulades
Source : Gallica

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