Résumé

P. Scudo Revue Musicale. — La Musique religieuse

Les admirateurs les plus sincères de Rossini n’auraient pu deviner que ce génie, le plus fécond et le plus varié qui ait écrit pour le théâtre, aborderait à soixante-douze ans un genre de composition dans lequel il n’avait produit que le Stabat. Le Stabat, qui a été exécuté dans toute l’Europe, est certainement une œuvre remarquable, mais le sentiment religieux, tel que le comprend le christianisme, n’y est exprimé que faiblement, et il n’y a guère que le quatuor sans accompagnement, — quando corpus morietur, — qui soit pénétré un peu de l’esprit de l’Évangile.
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Rossini y est venu une ou deux fois, et le grand maître a conservé pour Choron une estime réelle. Il l’a défendu un jour contre un homme important qui voulait, je crois, supprimer l’institution de Choron. — Protégez plutôt un homme intelligent et dévoué qui seul, à Paris, sait aimer la musique, — répondit Rossini, qui fut écouté et qui eut le plaisir d’écarter le danger qui planait sur une école dont la fondation marque une date dans l’histoire de la musique classique en France.
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L’école de Choron avait été fondée en 1816, précisément pour propager et faire connaître les œuvres des maîtres des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, et c’est dans cette institution célèbre qu’on entendit pour la première fois, en France, des fragmens de Palestrina, d’Orlando di Lasso, de Scarlatti, de Porpora, de Pergolèse, de Haendel, de Bach, de Graun, et de tous les compositeurs qui ont précédé l’époque où nous vivons.
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