Résumé

P. Scudo Revue Musicale. — Le Pardon de Ploérmel…

S’il est incontestable que les premières compositions de l’auteur de la Symphonie pastorale révèlent une imitation plus ou moins volontaire du style de Mozart, Rossini ne cache pas davantage qu’il a été élevé dans l’admiration d’Haydn, de Mozart et de Cimarosa, dont il combine et mêle les essences sur sa palette magique, ce qui n’a pas empêché Beethoven de devenir le génie musical le plus vaste, le plus profond et le plus original qui ait existé, ni Rossini d’être le compositeur dramatique le plus varié, le plus passionné et le plus brillant de son époque.
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P. Scudo Revue Musicale. — Le Pardon de Ploérmel…

Dans ce siècle de grandes péripéties, de rénovation universelle, où la politique, la poésie, les sciences et les arts ont étendu l’horizon de la vie et reculé les bornes de l’univers, la musique, et particulièrement la musique dramatique, a aussi renouvelé ses formes, élargi ses tableaux, vivifié ses couleurs et multiplié le nombre des caractères. Entre Weber et Rossini, qui ont une manière si différente de procéder et dont l’œuvre immortelle exprime un monde d’idées et de sentimens si opposés, Meyerbeer est parvenu à se créer une personnalité profonde et originale.
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P. Scudo Revue Musicale. — Le Pardon de Ploérmel…

J’en dirai tout autant de la scène longue et variée entre Dinorah et le cornemuseux, qu’elle surprend dans sa cabane pendant la nuit. Les éclats de rire, les paroles décousues de Dinorah, la frayeur de Corentin, qui se croit aux prises avec la fée des prairies, qui le force à danser et à jouer de la cornemuse jusqu’à perdre haleine, tout cela forme un ensemble d’incidens que le musicien a rendus avec une entente admirable des caractères qu’il fait vivre sous les yeux du public.
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