Résumé

P. Scudo Revue musicale. — Mireille de M. Gounod et Lara de M. Maillard

Que le dieu du goût et de la vérité pardonne à Mme Carvalho ces concetti de vocalisation, ces coups de gosier dont elle surcharge les trop nombreux morceaux qu’elle a exigés de la complaisance de M. Gounod. Pauvres compositeurs, que vous êtes à plaindre d’être obligés de subir le contrôle d’une virtuose qui manque d’idéal, et dont la voix aigre aspire à descendre !
Source : Wikisource

P. Scudo Revue musicale. — Mireille de M. Gounod et Lara de M. Maillard

On chante, on boit, on rit, et le chœur à trois voix est d’un bon effet. Il y a dans l’accompagnement de cette introduction de jolis détails d’instrumentation. De la chanson du Magali, qui est une petite merveille dans le poème, où un seul personnage la chante, M. Gounod a fait presque un duo entre Mireille et Vincent, soutenus par le chœur. La phrase qui accompagne ces paroles : — l’oiseau s’endort sous la ramée, — est du plain-chant et non pas de la musique, et on chercherait vainement dans cette longue complainte un rayon de lumière qui indique le pays béni où se passe l’action.
Source : Wikisource

P. Scudo Revue musicale. — Mireille de M. Gounod et Lara de M. Maillard

C’est pourtant une savante artiste que Mme Carvalho : sa carrière a été brillante, et on peut encore la considérer comme la cantatrice la plus parfaite qu’il y ait à Paris ; mais le rôle de Mireille lui a porté malheur. J’aime mieux M. Ismaël, dont la voix mordante et l’intelligence dramatique font un artiste distingué : aussi a-t-il assez bien saisi le caractère violent d’Ourrias. M. Petit, qui possède une voix de basse sonore et du goût, s’est tiré avec adresse du rôle de Ramon, qui exige de la fierté mêlée de bonhomie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature