F. de Lagenevais,
Revue musicale - Les théâtres lyriques
“ « Dépensons joyeusement, sans calculer, sans regarder, pour le plaisir ! Plus ce sera cher, plus ce sera beau ! » Venise, à ce qu’on raconte, fut un rêve de l’Océan ; cet Opéra, prodige de somptuosité, entassement de trésors, capharnaüm vertigineux, est le rêve d’un siècle ayant perdu la foi dans l’idéal et qui ne croit plus qu’à la richesse. Le luxe vous déborde, un luxe écrasant et point d’art, une gradation désolante et qui, des cafés du boulevard où déjà tant d’or se relevait en bosse, s’en va montant jusqu’à ces foyers, à ces coupoles, derniers termes du triomphe universel de la matière ! ”
