Résumé

Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Revue musicale. — Fidelio. — Mlle Nilsson à l’Opéra…

Eh bien ! tenez-vous-le pour dit, si toutefois l’ouverture de Manfred et certains fragmens du dieu et la Péri ne vous l’ont pas appris déjà, ce Robert Schumann, c’est quelqu’un, et nous reviendrons un jour ou l’autre sur cette physionomie à la Jean-Paul ; en attendant, disons un mot de cet admirable Fidelio.
Les œuvres de Beethoven sont le meilleur commentaire qui existe de sa vie. Toutes portent l’empreinte de son grand cœur si bon, si tendre, si profondément compatissant. Il est le premier qui, dans une sonate, dans un quatuor, dans un lied, ait fait tenir l’immensité.
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Il va sans dire que la partie enthousiaste ne s’est point tenue pour battue. Les corybantes du demi-dieu de Lucerne ont entonné de nouveau le Pæan usité dans la circonstance, on a crié à la cabale, au génie incompris, et répété pour la centième fois que ce qui arrive à M. Richard Wagner s’était jadis passé pour Beethoven et pour Weber, comme si les circonstances étaient les mêmes, comme s’il fallait compter pour rien la somme de connaissances acquises pendant ces quarante dernières années.
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L’âme n’a de ces effusions, ne se prosterne de la sorte que devant le Dieu personnel, — celui que Beethoven, dans une lettre à son neveu, remercie de ne l’avoir jamais abandonné et auquel il rend grâce de sa guérison, — le Dieu juste et omnipotent, créateur et père de toutes choses, qui récompense les bons et punit les méchans, et dont, plus que toute autre, cette partition de Fidelio respire l’intime croyance.
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