P. de Lagenevais

Résumé

P. de Lagenevais Revue des Deux Mondes

REVUE MUSICALE Ce théâtre de l’Opéra-Comique, vous savez à quel état d’abaissement nous le vîmes réduit il y a quelques années. Eh bien ! allez maintenant vous y promener par un beau soir des Noces de Figaro ou de Joseph et vous m’en direz des nouvelles. Ce que peuvent pourtant l’initiative et la volonté d’un chef habile ! Où les autres n’ont connu que la ruine il crée la vie et l’abondance, taille en plein dans le neuf et dans le vieux, évoque, suscite, se recueille et se disperse, en un mot, travaille si bien que la veine qu’on croyait perdue à jamais se retrouve.
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P. de Lagenevais Revue des Deux Mondes

Si nous avons vu des temps où l’Opéra pouvait ne représenter que des chefs-d’œuvre, ces temps illustres ont vécu, les rôles sont intervertis, c’est maintenant l’Opéra-Comique qui passe à l’état de musée. Pendant que M. Carvalho remet en évidence Mozart et Méhul et qu’il s’apprête à reprendre Cherubini, M. Vaucorbeil, sans gloire ni profit et par une sorte de fatalité que l’existence d’un théâtre lyrique eût conjurée, M. Vaucorbeil essaie les jeunes. Vanité des programmes et des hommes, on devait restaurer Gluck sur son trône, introduire Beethoven à l’Opéra
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Ce n’est pas dans Cimarosa ni même dans Guglielmi qu’il faut chercher les termes de comparaison ; c’est bien plutôt dans Grétry, dans Dalayrac, et, la question ainsi posée, le fameux quatuor de l’Irato prend tout de suite une valeur quasi-monumentale.
Abordons maintenant Joseph. Là souffle l’esprit d’en haut, l’esprit de simplicité biblique, de grandeur ; nul clinquant sonore, une instrumentation toujours sobre et raisonnée, des effets sublimes obtenus par des moyens restreints et qui, tout bornés qu’ils soient, n’en dénoncent pas moins la science du maître et son expertise.
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