Résumé

Revue Musicale de Lyon 1903-10-20…

Les trompettes sont presque aussi rares à Lyon qu’à Marseille, et nous eûmes grand’peine à en trouver deux [1] . Les charmes du cornet à pistons et les succès qu’il procure au virtuose dans les bals champêtres, deviennent de plus en plus irrésistibles pour les musiciens de province. Si l’on n’y prend garde, la trompette, dans les plus grandes villes de France, sera bientôt, comme le hautbois, un mythe, un instrument fabuleux et l’on n’y croira pas plus dans vingt ans qu’à la corne des licornes.
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Revue Musicale de Lyon 1903-10-20…

À subir, servilement comme tant d’autres, l’influence tyrannique de Wagner, qu’aurait-il gagné, tandis que nous y aurions probablement perdu les plus pures mélodies qui murmurent et dans la source fraîche de Sigurd et dans le rêve troublant de Salammbô. Les habiletés de facture ne cachent pas longtemps le vide de certaines œuvres, et celles qui sont filles de l’inspiration survivent aux opinions et aux goûts momentanés des hommes.
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Revue Musicale de Lyon 1903-10-20…

« Car c’est la vraie musique française, la musique idéale, sans cuivres formidables comme la musique d’aujourd’hui (musique sublime, paraît-il, mais pour les savants en harmonie seulement) .
« Qui donc au sortir de la Walkyrie, de Lohengrin et de Henry viii (autre école) pourrait fredonner un air ?
« Je ne crois pas qu’ils soient nombreux. Quel souvenir en reste-t-il ? Un vacarme assourdissant. Non, rien ne détrônera jamais la mélodie et les ouvrages applaudis par nos pères. »
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