Sigurd

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Jacques Ampère Jean-Jacques Ampère,  Revue des Deux Mondes

“ Couche Sigurd dans la poussière.
Brunhilde se plaint, c’est assez,
Nous sommes en elle offensés.
L’affront rouille le fer du brave
Jusqu’au jour où le sang le lave.
GUNAR.
Si nous tuons Sigurd, nous perdons plus en lui
Que si de quatre fils dans la même journée
La jeunesse était moissonnée !
HOGNI.
Les Nifflungs n’ont jusqu’aujourd’hui
Jamais eu besoin d’un appui ;
Notre allié, c’est notre glaive,
Il suffit à nous protéger,
Du moins le butin que j’enlève
Ne sera plus à partager.
”
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Portrait de Jean-Jacques Ampère Jean-Jacques Ampère,  Revue des Deux Mondes

“ Il n’est pas loin, voici son heure ;
Il vient, il vient !
Il vient, il vient ! Pâle d’effroi,
Le nain s’enfuit, Sigurd demeure.
Sigurd descend dans le fossé ;
Sous les pas du monstre placé,
Le laisse approcher en silence
Et lui plonge son glaive au cœur ;
Fafnir jette un cri de douleur.
Alors Sigurd vers lui s’élance,
Et l’homme et le monstre, un moment,
Se regardèrent fixement.
FAFNIR.
Quel est ton nom ? quel est ton père ?
Qui sut exciter ta valeur
À me chercher sur la bruyère,
Guerrier qui m’as percé le cœur ?
SIGURD.
Sigurd est le nom qu’on me donne
”
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Portrait de Jean-Jacques Ampère Jean-Jacques Ampère,  Revue des Deux Mondes

“ Gunar se tait et retient son haleine,
Et sur la couche de la reine
Le vaillant Sigurd est monté.
Tout près du lit, Gunar, caché dans l’ombre, écoute,
Et de son noble ami, nul affront ne redoute.
À peine à ses côtés Brunhilde le sentit,
Que d’être venu là Sigurd se repentit.
À terre, en un clin d’œil sa forte main le lance,
Sigurd tombe avec violence
Et sur un banc sa tête retentit.
L’homme fort sur ses pieds se dresse
Et dans ses bras veut l’enlacer,
Mais c’est elle, au moment qu’il croit la terrasser,
Qui rudement contre le mur le presse.
”
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