Victor Revillon, Aventures d'un gentleman trappeur au Nouveau monde (1980)
“ Sur l'épave, les flammes montent toujours ; il y a encore des hommes à bord. Ils basculent à la mer un radeau soutenu par quatre futailles vides ; je crois, parmi ces ombres, reconnaître la silhouette du receveur des postes et celle du capitaine. Poussé par le vent vers la côte, le radeau se perd dans la nuit. « Mon Dieu, ayez pitié d'eux », murmure Francine en se signant. Blottis l'un contre l'autre à l'abri d'un pan de falaise, nous restons de longues heures, transis de froid, sans dire une parole. A l'aube, la marée se renverse et le flot se remet à monter. ”
