Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Le Pays des fourrures

“ Les lames déferlaient les unes sur les autres avec une violence extrême.
Tout d’un coup, Jasper Hobson, saisissant le bras de son compagnon, s’écria :
« Sergent, entendez-vous ?...
— Quoi ?
— Le bruit de la mer.
— Oui, mon lieutenant, répondit le sergent Long, en prêtant plus attentivement l’oreille, et, depuis quelques instants, il me semble que ce fracas des vagues...
— N’est plus le même... n’est-ce pas, sergent... écoutez... écoutez... c’est comme le bruit d’un ressac... on dirait que les lames se brisent sur des roches !... »
”
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Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Le Pays des fourrures

“ « Oui ! s’écria-t-il, oui ! sergent ! un feu ! la terre est là !
— À moins que ce feu ne soit un feu de navire ! répondit le sergent Long.
— Un navire à la mer par un pareil temps ! s’écria Jasper Hobson, c’est impossible ! Non ! non ! la terre est là, vous dis-je, à quelques milles de nous !
— Eh bien, faisons un signal !
— Oui, sergent, répondons à ce feu du continent par un feu de notre île ! »
Ni le lieutenant Hobson ni le sergent n’avaient de torche qu’ils pussent enflammer. Mais au-dessus d’eux se dressaient ces sapins résineux que l’ouragan tordait.
”
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Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Le Pays des fourrures

“ Jasper Hobson visita les amarres... Il n’y avait pas de radeau ! Il n’y avait plus de lac. C’était l’immense mer qui s’étendait devant les regards !
Le lieutenant Hobson ne put retenir un geste de désespoir, et quand ses compagnons et lui se retournèrent, quand leurs yeux se portèrent à tous les points de l’horizon, un cri leur échappa !... Leur île n’était plus qu’un îlot !
Pendant la nuit, les six septièmes de l’ancien territoire du cap Bathurst — usés, rongés par le flot, — s’étaient abîmés dans la mer, sans bruit, sans convulsion, et le radeau, trouvant une issue, avait dérivé au large.
”
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