Jules Marsan, Autour du romantisme (1937)
“ Tous les soirs, écrivait Méry le 26 juin, Frédérick Lemaître monte sur son théâtre, plein depuis la base où le parterre en casquette et en chemise trépigne d'enthousiasme, rit de son franc et gros rire, jusqu'aux combles où bourdonne et gazouille le paradis en coiffe déplissée, la robe et les cheveux en désordre... Dans cette salle populaire des Folies Dramatiques, sur ses banquettes délabrées, dans ses loges d'une propreté douteuse, la foule des élégants et des gens du monde se pressait, heureuse de s'encanailler un instant, domptée elle aussi par cette sorte de magnétisme inexplicable. ”
