Theresa

Élements biographiques

Theresa Mémoires de Thérésa [Emma-Thérèse Valladon… (1865)

L'Alcazar n'était pas encore à cette époque ce qu'il est aujourd'hui ; la grande vogue des cafés-concerts n'avait pas commencé ; d'ailleurs, la troupe de Mayer était pitoyable ; nous étions là une collection d'inconnus des deux sexes sans aucun talent. Mayer avait beaucoup compté sur un géant en carton qui paraissait de temps en temps sur le théâtre et faisait semblant de jouer du cornet à piston; un orgue servait d'orchestre, et les murs, fraîchement peints, exhalaient une insupportable odeur de peinture.
Dès le premier jour, j'avais loué une petit
chambre dans les environs.
Source : Gallica

Theresa Mémoires de Thérésa [Emma-Thérèse Valladon… (1865)

Darcier m'apporta deux chansons : le Chemin du Moulin et Quand les Hommes sont au Cabaret.
J'eus un succès énorme, grâce à ces deux romances, dont la musique et les paroles sont des petits bijoux.
C'est là le service que Darcier m'a rendu, et j'appelle cela un grand service.
Lorsqu'un artiste de sa valeur consent à mettre à la disposition d'une camarade tout ce que son talent a de grâce et de sentiment, lorsque, pour ainsi dire, il l'initie par ses compositions musicales au grand art de faire rire et pleurer le spectateur, il fait œuvre qui entraîne une profonde reconnaissance.
Source : Gallica

Theresa Mémoires de Thérésa, écrits par elle-même… (1865)

Elles me disent que la fortune de toute une famille est entre mes mains, qu'il dépend de moi de faire de leur demoiselle une artiste aimée du public, qui gagnerait des cent mille francs par an.
On me fait des promesses... on supplie... on pleure souvent.
Tous ces gens se figurent que j'ai une baguette magique qui transforme en un clin d'oeil une fille de concierge en une artiste de talent.
Source : Gallica

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