Ferdinand Achet, Le Premier Âge, poésies par Ferdinand Achet (1856)
“ Auprès de toi ce qui m'attire Et me cause un si tendre émoi, Dis-moi, mon ange, est-ce ta lyre, Ta lyre harmonieuse, ou toi ? II. Et quand aux accords de ta lyre S'unit ta voix plus douce encor ; Lorsque vers le ciel qui t'inspire Tu semblés prendre ton essor, Qui donc cause en moi ce mélange De plaisir, de peine et d'effroi ? Est-ce bien ta voix, ô mon ange , Est-ce ta voix si douce, ou toi ? III. Comme on voit dans la voûte sombre Briller soudain l'astre des nuits ; Ton regard éclaire mon ombre Et dissipe mes noirs ennuis. Te voir est mon bonheur suprême ”
