Iambes

Définition et enjeux

Ferdinand Achet,  Le Premier Âge, poésies par Ferdinand Achet (1856)

“ Auprès de toi ce qui m'attire Et me cause un si tendre émoi, Dis-moi, mon ange, est-ce ta lyre, Ta lyre harmonieuse, ou toi ?
II.
Et quand aux accords de ta lyre S'unit ta voix plus douce encor ; Lorsque vers le ciel qui t'inspire Tu semblés prendre ton essor, Qui donc cause en moi ce mélange De plaisir, de peine et d'effroi ? Est-ce bien ta voix, ô mon ange , Est-ce ta voix si douce, ou toi ?
III.
Comme on voit dans la voûte sombre Briller soudain l'astre des nuits ; Ton regard éclaire mon ombre Et dissipe mes noirs ennuis. Te voir est mon bonheur suprême
”
Source : Gallica

Victor Delaporte,  De la rime française : ses origines… (1898)

“ Tous les poètes, sauf deux ou trois, depuis les Odes et Ballades, ont visé à la rime riche. Et, la plupart du temps, pour juger d'un coup d'oeil si le poème qui vous tombe sous la main est soigné, s'il vaut quelque chose, il vous suffira d'examiner les rimes. Lisez les vers par la fin; si les rimes sont riches, il y a dès chances que l'oeuvre soit belle. Les lettres d'appui sont le trébuchet des bonnes pièces de poésie. ”
Source : Gallica

Portrait de George Sand George Sand,  Revue des Deux Mondes

“ LE POËTE. La lyre n’était, chez les anciens, qu’un accessoire, un accompagnement de la déclamation, un moyen de soutenir la voix et de scander le vers sur une certaine mesure... Par exemple, tenez...
LE MAESTRO, riant. Ah ! bon ! vous allez jouer de la lyre à présent ?
LE POËTE. Pourquoi non ? Il ne s’agit que de connaître la gamme sur les cordes et de suivre le rhythme poétique. Écoutez !
MÉPHISTOPHÉLÈS, à part. Ô lyre, voici ta fin ! (Le poëte déclame des vers en touchant les cordes de la lyre, qui reste muette.) Peste soit de l’esprit rebelle qui n’a pas voulu parler !
”
Source : Wikisource

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