Léonce Depont, Revue des Deux Mondes
“ Et toi, mon cœur, ô cœur stérile aux rythmes vains, Cœur où n’ont fermenté que d’indignes levains Comme en un sol ingrat et dur qui se révolte, Qu’attends-tu pour mûrir la tardive récolte ? Glèbe aride aux sillons desséchés, qu’attends-tu Pour mûrir la vendange intime de vertu, D’héroïsme et d’amour si longtemps espérée ? Regarde : autour de toi, tout s’agite, tout crée ; Le soleil gonfle encor les grappes ; le pressoir Les écrase, et, de l’aube attendrie au doux soir, Les rudes tâcherons accomplissent leur tâche. ”
