Victor Delaporte, Récits et légendes... (1893-1900)
“ Il prêche en vain la croix à Néron tout-puissant ; En vain, il offre à tous l'Evangile et son sang. Il fuit. Du Capitole, au loin, l'ombre s'allonge : L'orgie avec la nuit s'étend ; Rome s'y plonge ; Son rire, au loin, ressemble au hurlement des loups. Du côté de la mer, le vent souffle plus doux ; De longs nuages blancs flottent comme des voiles, Et sur les monts Sabins s'allument les étoiles. Pierre est sorti des murs ; il marche son chemin... Quand il voit, devant lui, debout au sol romain, Les bras tendus, muet, mais le regard sévère, Celui qui vint du ciel s'immoler au Calvaire. ”
