Victor Delaporte, Récits et légendes... (1893-1900)
“ En ces jours-là, Nabal, fils de Zelpha, grandit. Entre deux plis des monts d'où le Cison bondit, Il bâtit dans le roc, comme l'aigle son aire, Jusques au ciel, des tours où s'usait le tonnerre. Sous des voûtes d'airain et de bronze, en lieu sûr, Nabal logea de l'or, plus que les rois d'Assur; Plus que le roi de Tyr sur ses nefs n'en rapporte; Plus que n'en voile aux yeux l'huile de la Mer Morte. Sous ses vignes, un peuple entier pouvait s'asseoir; Un peuple entier foulait ses raisins au pressoir D'où le vin s'échappait en cascade écumante, Comme un torrent d'hiver que l'orage tourmente. ”
