William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ « Quelle horrible souffrance que celle d’être séparée de celui qu’on aime ! s’écris Abigaïl presque à haute voix, surtout lorsqu’il faut paraître gaie comme à l’ordinaire, alors que le cœur saigne et que des pleurs amers coulent en secret de vos yeux. Hélas ! il ne faut pas que la reine puisse voir la trace de mes larmes, » ajouta-t-elle en s’essuyant les yeux avec son mouchoir. Au moment où Abigaïl se dirigeait vers la porte des appartements intérieurs, Mezausène la suivit d’un air fort embarrassé. ”
