non signé, Mlle R. du P.

Résumé

non signé, Mlle R. du P. Revue des Deux Mondes

Frithiof est fils unique, il s’établit paisiblement dans son vaste domaine. Mais ce riche héritage ne le satisfait point ; son jeune sang monte à ses joues, elles brûlent, il soupire sans cesse, et garde le silence. Son frère d’armes s’en inquiète : que peut avoir le jeune aigle ? n’a-t-il pas en abondance le lard jaune et le brun hydromel, et des skaldes dont les chants ne cessent jamais ? Frithiof rend enfin la liberté à son navire, la voile se gonfle ; il va trouver les fils de Bele, leur demande Ingeborg ; on le refuse avec mépris.
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Frithiof, fils du paysan Thorsten Vikingsson, est élevé chez Hilding avec Ingeborg, fille de Bele, roi de Norwège. Frithiof ressemble au chêne, Ingeborg à la rose au montent où le printemps fuit ; bientôt aux jeux de l’enfance succède l’amour, transition exprimée par l’auteur avec une simplicité remplie de charme. C’est en vain qu’Hilding rappelle à son fils adoptif qu’Ingeborg est de sang royal, que sa race remonte à Oden, Frithiof oppose sa force, son courage : « Le glaive, dit-il, est un aspirant puissant, je combattrai pour ma jeune fiancée, malheur à qui voudra nous séparer. »
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Un roi du nord ne pouvait mourir de mort naturelle sans imprimer une tache à son nom. Aussi, Bele, se sentant vieux, fait appeler ses fils et Frithiof. Il leur annonce que l’heure de la mort a sonné pour lui, il les exhorte à la concorde, à gouverner selon les lois. Ce discours de Bele est d’une harmonie admirable. Le paysan Thorsten Vikingsson, frère d’armes du roi, presque centenaire et cicatrisé comme une pierre runique, se lève, et dit : « Il ne convient pas que le roi s’en aille seul vers Oden ; nous avons partagé les vicissitudes de la vie, la mort, nous la partagerons aussi. »
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