Gaston Monod, L’Œuvre de Bernhard Kellermann Un roman allemand sensationnel
“ Aux premiers mots, elle vous envahit comme l’odeur d’une chambre dont on ouvre la porte – ou plutôt comme une musique qui s’élève, car tous ces états d’âme sont essentiellement musicaux. C’est une note qui reste dans l’oreille : Yester et Li est une plainte étouffée, lointaine, gémissante, Ingeborg, un accord voluptueux, fait d’hymnes d’amour et de murmures de la forêt, Le Fou, un grondement tumultueux, traversé de longs cris, La Mer, un fracas de vagues sur la falaise. Éclatante ici, et là, voilée, c’est une même dominante qui vibre d’un bout à l’autre. ”
