Marguerite Du Parquet

Résumé

Marguerite Du Parquet Revue des Deux Mondes

Dans cet esprit du roman, comme dans la variété des formes qui reproduisent tous les libres mouvemens de la nature humaine, il y a une action puissante dont les esprits austères ont le droit de s’alarmer. Mal dirigée ou mal comprise, la littérature romanesque présente, pour l’imagination, des dangers plus grands que toute autre forme littéraire en raison directe de sa ressemblance avec nous-mêmes. C’est là un point délicat pour l’observateur. Le bien et le mal s’y trouvent au même degré, et comme tout est sain aux sains, tout est danger ou tentation aux faibles et aux vicieux.
Source : Wikisource

Marguerite Du Parquet Revue des Deux Mondes

Tout le XVIIe siècle garda la même admiration pour ce roman précurseur de la littérature noble et polie, et c’est déjà bien loin du moment de son apparition que Mme de La Fayette fait encore chaque après-midi une lecture de l’Astrée, dont ses aimables ouvrages conservent pour ainsi dire le reflet dans ce ton de galanterie exquise et délicate que d’Urfé a mise à la mode sous le nom d’honneste amitié.
Inspirée, nous dit l’auteur, par « le riant souvenir des belles années de jeunesse, » l’Astrée semble avoir le tour d’imagination romanesque plutôt que l’émotion naïve de la jeunesse.
Source : Wikisource

Marguerite Du Parquet Revue des Deux Mondes

Le sentiment de la nature, le goût des détails intimes et simples, la passion vraie, une langue rajeunie par l’emploi heureux et original de toutes les expressions qui naissent de l’émotion, toutes ces qualités, si neuves à leur moment, parurent aussi comme la révélation d’un monde nouveau dans lequel on pénétrait avec ravissement. Rousseau a les défauts de son siècle : il en a la sensibilité déclamatoire, la manie du paradoxe, l’abus du sophisme, le besoin de la discussion ; mais son génie est à lui-même.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature