Résumé

M. B....... Revue des Deux Mondes

On se lève aussi, Rosita ; on se lève pour toi, comme pour la reine de toutes les Espagnes, en disant : Qu’elle est belle !
Et il regardait la jeune fille en souriant, et il épiait une pensée de vanité sur ce front pur et candide.
— Oh ! j’aime mieux le vieux cloître et ton amour, reprit-elle ; et comme elle se rapprochait de lui, son pied heurta contre une pierre verdâtre ; elle trébucha. — Qu’est-ce que ceci, mon amour ? demanda le Gitano.
— Une tombe ! dit la jeune fille en l’arrêtant, comme il allait fouler cette terre sacrée ; elle se signa.
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Glissez-vous derrière le chevrefeuille qui entoure ce beau palmier de ses guirlandes de pourpre... Voyez... Vrai Dieu ! c’est la Monja ! c’est le Gitano !
Un pâle et faible rayon de la lune se jouait sur ce joli groupe. Le Bohémien était assis aux pieds de la nonne, ses coudes sur les genoux de la jeune fille, et il souriait avec amour à cette tête d’ange, et se prêtait aux caprices enfantins de la Monja, qui tantôt voilait ce front large et élevé, tantôt le découvrait en écartant son épaisse chevelure.
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Le malheureux avait la cuisse brisée, et les os trouaient la peau.
— Rosita, mon amour, ma Rosita, aide-moi !... répéta-t-il d’une voix faible.
La nonne poussa un éclat de rire violent et saccadé, ses yeux s’agrandirent d’une manière effrayante ; mais elle ne bougea pas.
— Enfer ! la malheureuse devient-elle folle ? s’écria le Gitano ; et il voulut prendre la main de la jeune fille, mais ce mouvement lui arracha un cri perçant.
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