L.-E. Bompard, Huit Jours en Espagne, petites notes de voyage… (1883)
“ Vestes, chapeaux, cigares, éventails, pleuvent dans l'arène. Ce sont des éclats de voix, des explosions de joie. Bravo,toro ! bravo ! Hébété, le taureau relève la tête ; les lambeaux de chairs sont collés à ses cornes, il n'ose avancer de crainte de raviver ses plaies. Il est à point. Maintenant, le duel à mort. Taureau et prima spada sont en présence; un d'eux doit y rester. Armé d'une excellente lame, cachée sous une muleta d'étoffe légère, le torero s'approche; cette audace effraie l'animal qui en demeure stupéfait, et redevient soudain terrible, gratte le sable, se précipite. ”
