Résumé

L.-E. Bompard Huit Jours en Espagne, petites notes de voyage… (1883)

Vestes, chapeaux, cigares, éventails, pleuvent dans l'arène. Ce sont des éclats de voix, des explosions de joie.
Bravo,toro ! bravo !
Hébété, le taureau relève la tête ; les lambeaux de chairs sont collés à ses cornes, il n'ose avancer de crainte de raviver ses plaies.
Il est à point.
Maintenant, le duel à mort. Taureau et prima spada sont en présence; un d'eux doit y rester.
Armé d'une excellente lame, cachée sous une muleta d'étoffe légère, le torero s'approche; cette audace effraie l'animal qui en demeure stupéfait, et redevient soudain terrible, gratte le sable, se précipite.
Source : Gallica

L.-E. Bompard Huit Jours en Espagne, petites notes de voyage… (1883)

Tous les yeux sont fixée sur l'arène où une porte vient de s'ouvrir.
C'est le défilé de la Cuadrilla.
D'abord la prima spada en culotte de soie rose, moulant les formes dans la perfection, sa veste rouge disparaît sous les broderies d'or; puis, les chulos à l'habit bleu, vert, orange, ruisselant d'ornementations capricieuses ; les habiles banderilleros, armés du dard recouvert de papier ; les picadores, au costume jaune, qui cachent des jambières de fer sous leurs pantalons, montés sur de malheureux chevaux qui, tout, à l'heure, deviendront des victimes.
Source : Gallica

L.-E. Bompard Huit Jours en Espagne, petites notes de voyage… (1883)

Les toreros sont sur le qui-vive, leurs regards étincellent ; ceux-ci serrent fiévreusement leur lance, ceux-là d'une main crispée agitent leur cape rouge sang. C'est l'instant.
Subitement rendu furieux, le taureau pousse un meuglement, renifle et, tête baissée, tombe sur un cheval blanc, dont un oeil seul est bandé; le picador, avec sa lance, essaie vainement d'amortir le coup, l'aiguillon pénètre, l'arme plie, mais le pauvre cheval est mortellement blessé ; coursier et homme roulent dans la poussière.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature