Résumé

Portrait de Émile Guimet Émile Guimet A travers l'Espagne, lettres familières… (1862)

Ma parole, je le trouve bien difficile ; après avoir passé toute la nuit à cheval, trouvant sans doute que son oreiller manque de charme, il met pied à terre, sous le prétexte adroit d'exciter l'attelage, et après avoir un instant crié et frappé, il vient en tapinois s'allonger comme un sac d'avoine, sur les deux barres de fer qui supportent le siége du cocher; et là dans un équilibre effrayant il s'endort.
La voiture n'en va ni mieux ni plus mal, quoique la descente soit rapide. Mais à un tournant les premières mules tournent trop court et la diligence accroche une borne.
Source : Gallica

Portrait de Émile Guimet Émile Guimet A travers l'Espagne, lettres familières… (1862)

Et nous passons comme la vague Qui se perd dans l'immensité !... Nature ! éternelle beauté, N'est-ce pas que l'homme divague?
N'est-ce pas que sous le ciel bleu, Seule, tu vis calme et superbe ; La mer, les monts, l'étoile et l'herbe, Voilà les chefs-d'oeuvre de Dieu.
L'homme est le spectateur infime Qui se courbe devant la mort ; Sa fierté, son suprême effort C'est d'admirer l'oeuvre sublime !
MALAGA, 10 mai 1862.
Source : Gallica

Portrait de Émile Guimet Émile Guimet A travers l'Espagne, lettres familières… (1862)

GRENADE 193
il vaut le marbre puisqu'il résiste autant que lui ; mais surtout regardez-le, ce plâtre là où le badigeon moderne l'a respecté. Voyez ces traces de couleurs précieuses et demandez-vous si ce n'était pas quelque chose d'infiniment luxueux que ces murs guillochés, resplendissant d'or, d'azur et de pourpre, ces colonnettes de marbre blanc supportant des voûtes de dentelles et ces jets d'eau, et ces ruisseaux courant sur le pavage de jaspe.
Quand on a vu l'Alhambra, il est impossible de visiter autre chose dans Grenade
Source : Gallica

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