John Lemoinne,
Quelques Jours en Espagne
“ Le peuple n’y vient pas, et sans la vile multitude il n’y a pas de fête publique. La vraie fête de l’Espagne, c’est le combat de taureaux. Il fait un soleil de 50 à 60 degrés ; la rue d’Alcala, la plus longue et la plus large de Madrid, est inondée d’une mer de flammes dans laquelle se noient ses deux pauvres rangées d’acacias. Ses pavés étincellent comme s’ils étaient d’acier poli, et brûlent les yeux qui osent les affronter ; mais si pour voiries taureaux il fallait prendre sa place sur un bûcher allumé, les Espagnols n’hésiteraient pas. ”
