Résumé

Souvenirs d'Espagne. Lettres à un ami… (1861)

A Biarrits, on est à deux pas de l'Espagne. Le moyen de résister à la tentation de franchir la Bidassoa, de s'assurer si la fameuse île des Faisans existe encore, et de faire une excursion à cette ville de Saint-Sébastien qui s'épanouit au pied du mont Orgullo, qui est son ornement et sa défense !
En voyage surtout, l'occasion décide. Elle s'offrait à moi d'une manière séduisante. Trois aimables compagnons, une admirable journée, le ciel tout bleu, la brise, la belle mer de Gascogne ; — il n'en fallait pas tant. Ce n'était d'ailleurs qu'une excursion de cent kilomètres, aller et retour.
Source : Gallica

Souvenirs d'Espagne. Lettres à un ami… (1861)

Jetez les yeux sur la carte d'Espagne. A l'est-sud-est, en face de ces Baléares fameuses qui ont nom aujourd'hui Mayorque et Minorque, voyez un espace d'environ dix lieues d'Espagne (environ cinquante-trois kilomètres) en tout sens, enfermé entre un demi-cercle de montagnes peu élevées, mais qui sont de suffisantes murailles pour l'abriter complètement de l'haleine du nord-ouest, et cette admirable nappe bleue que forme la Méditerranée ; — vous aurez l'ancien royaume de Valence, cette Valence que le Cid a immortalisée et que les Arabes aimèrent avec passion.
Source : Gallica

Souvenirs d'Espagne. Lettres à un ami… (1861)

Il n'y a plus de choix, car ici il n'y a plus de diligence. Va donc, voyageur ! Fais le métier de pèlerin et d'artiste, si tu peux ; et que ton imagination et ton coeur suppléent à l'insuffisance du regard trop rapide.
Ces inflexibles lignes ferrées, avec leurs inexorables lois! Il faut partir le soir, voyager la nuit ! Il faut arriver à l'heure dite, pour atteindre le bateau à vapeur qui vous attend ! Heureusement que les circonstances ont fait que c'est pendant le jour que je suis arrivé dans la vraie terre de Valence.
J'ai dit qu'il faut quatorze heures. Nous partîmes le soir de Madrid.
Source : Gallica

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