“ Des vieillards et des vieilles femmes, marchant appuyés sur des bâtons noueux, boitant, clochant, ricanaient avec des bruits de crécelle. Pieds nus et tête nue, des enfants couraient à travers le cortège et montraient sous leurs guenilles la peau rosée de leur jeune corps. ”
Crécelle
Définition et enjeux
Citations sur la crécelle
Souvenirs d'Espagne. Lettres à un ami… (1861)
“ J'y découvre de jolies têtes de jeunes femmes à peine voilées par leur mantille noire. Leur éventail, qu'elles ouvrent et qu'elles ferment avec un mouvement inimitable de la main, a un joli cri de crécelle. ”
Nicolas Boileau,
Oeuvres poétiques de Boileau Despréaux
(1883)
“ Image parfaitement rendue. (LE BRUN.) 6. Instrument dont on se sert le jeudi saint (et le vendredi saint) au lien des cloches. (BOILEAU, 1713.) — Boileau écrit cresselle, ainsi que Richelet; le Dictionnaire de l'Académie de 1614 dit : Crécerelle. (AI. CHERON.) Crécerelle est le nom d'un oiseau de proie du genre faucon. Furetière n'a que crécelle pour le nom de l'instrument et celui de l'oiseau (Crécelle) . Au XVe siècle crécelle se dit de l'oiseau de proie. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Au moment où Christian prononçait ces mots, il entendit, d’abord au loin et bientôt sur le pont au Change, le bruit retentissant de plusieurs grosses sonnettes et le grincement aigu des crécelles, interrompus çà et là par une psalmodie lugubre, après quoi le fracas des sonnettes et des crécelles redevint assourdissant. L’artisan, non moins surpris que sa femme, se leva, ouvrit la fenêtre, et vit défiler une longue procession ; à sa tête marchait un détachement d’archers du guet portant leur arbalète sur l’épaule gauche, et à leur main droite un gros cierge allumé ”
Francis Kriesel, Fleurs de crépuscule. Poèmes (1928)
“ Crépuscule . . . Jà, la nuit tombe et la brise caline Caresse les grands arbres du jardin. L'ombre dort en ce merveilleux Eden, Et, lasses, les roses pourpres s'inclinent. Dans l'air mauve, flottent des parfums lourds... Des anges d'amour, quelque part, soupirent : On entend comme un bruit de sanglots sourds, Etouffés par le souffle du zéphire... Silence. Tout est quiétude et langueur ; Partout les ombres se glissent, craintives, Dans les arbres noueux et dans les fleurs Qui s'étalent en corbeilles massives. ”
“ Elle a un gentil petit saint-frusquin et sait fort bien qu’elle joue sur le velours. Tu n’as donc plus qu’à lui demander pardon, l’embrasser, la bichonner. Tu n’es guère à plaindre, beau ténébreux. Vous vous enlacez, vous chavirez et déjà le lit se creuse sous votre étreinte. Quelle fricassée de cuisses ! Les jumelles en pleurent de rage. Vengée, leur mère se délecte d’une victoire aussi douce à son cœur qu’à la caresse de ses doigts, les cheveux frisés, les lèvres, les longs cils battants et surtout, très bas, protégé par la douce peau du cou, un chignon de muscles. ”
“ Je ne pus retenir un cri perçant, lorsque ce crêpe, à une pirouette rapide du conseiller, vint à passer sur ma tête ; il me semblait qu’il allait m’envelopper tout entier et m’entraîner dans le sombre et redoutable abîme de la folie. Le conseiller s’arrêta alors, et de sa voix chantante : « Mon petit ami ! dit-il. — mon petit ami ! — pourquoi cries-tu de la sorte ? aurais-tu vu l’ange de la mort ! cela précéde toujours la cérémonie ! » ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ Donnez-moi le courage de correspondre à cette grâce divine que je porte au milieu des écueils, dans un vase bien fragile ! Seigneur, ayez pitié de moi ; c’est le seul cri, la seule prière qui puisse exprimer tout à la fois les vœux que je forme et les besoins que je ressens. ”
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
E.T.A. Hoffmann - Contes fantastiques
“ Je vis s’avancer, conduit par deux hommes en deuil, le conseiller Crespel qui faisait mille contorsions pour leur échapper. Il avait, comme d’ordinaire, son habit gris si singulièrement coupé, et de son petit chapeau à trois cornes qu’il portait martialement sur l’oreille, pendait un lambeau de crêpe, qui flottait à l’aventure. Il avait attaché autour de ses reins un noir ceinturon d’épée ”
René Crevel, Le Clavecin de Diderot
“ Thémis voit-elle sa balance pencher du côté qu’elle ne veut pas, dans l’autre plateau, elle jettera un sabre, un crucifix ou quelqu’un de ces ustensiles toujours si utiles, quand il s’agit pour la droite de l’emporter à tout prix. ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ Elle implorait l’assistance de son confesseur, à grands cris, mais c’était le vicaire de Sceaux qui n’arrivait pas... — Votre mari, lui dis-je, a beaucoup de confiance dans un des prêtres de cette paroisse... — Mon mari ! s’écria-t-elle avec un égarement terrible... Vous savez qu’il est mon mari ! il vous a dit... — Ah ! pardonnez-moi, grand Dieu ! pardonnez-moi mon crime !... — Il avait dit à Madame de Créquy, à l’amie de son père... — Il avait dit que j’étais... — Et comment n’ai-je pas su qu’il avait dit... — Ah ! Dieu de miséricorde ! et j’avais pu douter de votre bonté ! ”
René Crevel, Mon corps et moi (1926)
“ Ainsi le cri, par hasard échappé à la bouche qui va sur toute ma peau nue, le cri « tue-moi » lorsqu’il répond à ma prière non avouée par pudeur, est pour mon triste secret à la fois réconfort et exaltation, car la volonté d’agir exercée contre un simple sexe, le côté pile ou face d’un individu, tout entier vêtu ou dévêtu, visible ou figuré, une masse, un peuple, ne m’a jamais paru naître que du besoin d’évasion. ”
Ludovic Halévy,
Le Château à Toto
“ LE VIEUX SERVITEUR. — Il est assis et pensif, il se lève en entendant une fanfare sonnée par des cors. C’est le sire de Crécy-Crécy qui chasse dans les grands bois... Jamais sa fanfare n’a été plus joyeuse, et cela se comprend. La haine des Crécy-Crécy est satisfaite, enfin ! le manoir de leurs éternels ennemis, le manoir des seigneurs de La Roche-Trompette va disparaître. (On entend de nouveau le son du cor.) Mais la fanfare se rapproche, serait-ce pour nous narguer ? (Il va regarder au fond par une fenêtre.) Que vois-je ? le baron lui-même avec sa fille Jeanne de Crécy-Crécy. ”
Francis Kriesel, Fleurs de crépuscule. Poèmes (1928)
“ Il est parfois, le soir, des moments nostalgiques, Où le parfum des fleurs, l'étoile de la nuit, Le vent qui passe, tout, nous semblent chimériques. Au bord du crépuscule, on fait des rêves d'or, Des rêves emportés sur l'aile de la brise, A l'horizon sanglant, où le soleil encor Jette ses feux mourants sur la campagne grise. C'est l'heure ravissante où, radieux, les amants En d insensés serments, jusqu'à la mort se lient ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Ainsi, mettre le blé en crête c’est, selon eux, l’élever en forme pyramidale. ☞ On dit figurément lever la crête, s’enorgueillir, baisser la crête, perdre de son orgueil, de ses forces. Rabattre la crête de quelqu’un, lui donner sur la crête, rabattre son orgueil, le mortifier. Superbiam retundere. Toutes ces expressions sont tout au plus du discours familier. CRÊTÉ, ée. adj. Qui a une crête. Cristatus. Un coq, un dragon crêté. Il se dit particulièrement en Blason, de ce qui est sur la tête des coqs d’une autre couleur que le corps entier. ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ Elle fit signe aux squelettes de lâcher prise, ensuite elle me dit d’un air expressif : — Allez ! et souvenez-vous toute votre vie de ce que vous avez vu cette nuit ! en même temps elle me saisit par le bras gauche, où je sentis une douleur cuisante, et je m’évanouis. ”
Achille Delboulle, Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à… (1876-1877)
“ CRÉPETTE, Kerpette, n. f. — Diminutif de crêpe; petite galette composée de farine, d'œufs et de lait, qu'on fait cuire dans une poêle. CRÈQUE, n. f. — Fruit du créquier, sorte de prunier sauvage : « Donner des crèques, » ne rien donner, ou donner des choses de peu de valeur. CREVAISON, n. f. — Mort; terme trivial, dit Littré. Les paysans qui sont peu délicats et encore moins compatissants l'emploient fréquemment ; ils diront, par exemple, d'un avare qui vient de mourir : « Enfin, il a donc fait sa crevaison ! » ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ Un homme de trente-quatre à trente-six ans, de grande taille, assez replet, ayant tous les traits de la figure parfaitement réguliers, la peau du visage extrêmement rouge, les yeux d’un bleu très clair et le regard insidieusement doux et faux, était venu louer cette maison dont elle était portière. ”
Emmanuel Le Maout,
Le Jardin des plantes : description complète…
(1842-1843)
“ Voici enfin une troisième Crécerelle, plus petite encore que les deux autres, qu'on rencontre surtout à l'orient de l'Europe, et rarement en France : c'est la CRÉCERELLE GRISE (Falco vespertinus, de Linné) ; le mâle est d'une couleur cendrée foncée, et a les cuisses et le bas-ventre roux ; la femelle a le dos cendré, tacheté de noir : la tête et le dessous sont plus ou moins roux. ”
Mme Barthélemy H***, Clarice ou la Femme précepteur
“ LE COMTE. Clarice ! LISBETH. Reconnaissez votre père et le sien ; de plus les lettres, l’extrait de naissance signé Édouard. CLARICE. Ainsi que le bracelet de cheveux que ma mère mit à mon bras un instant avant sa mort. LE BARON. Tout m’accable à la fois. ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ Qu’est-ce que c’est que le Diable ? — C’est le Démon, répondit l’autre. — Mais je ne vous de'mande pas si le Diable a plusieurs noms, répliqua le Dauphin, je voulais savoir si vous aviez retenu que c’était un ange rebelle et déchu. Ensuite de cela, M. le Comte d’Artois se prit à dire qu’il avait fait plier au lieu de ployer son épée, et voilà Monsieur qui s’écrie : — Ah ! quel solécisme, et que j’en suis honteux pour vous ! un prince de notre maison ne doit s’exprimer qu’en bon français ; un prince doit savoir parler sa langue. ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ L’Archevêque de Paris avait tenu les yeux baissés jusqu’au moment où la Coadjutrice amena Henriette pour s’agenouiller à ses pieds ; il serrait fortement, dans une de ses mains couverte d’un gant violet, une paire de tablettes en or émaillé, — ma sœur, quel âge avez-vous ? dit-il à la novice avec un ton bienveillant et doux. — Dix-neuf ans, Monseigneur, répondit la Comtesse de Rupelmonde. — Vous allez me répondre plus tard, Madame !... et l’Archevêque adressa de nouveau la même question à la novice, qui répondit d’une voix tremblante qu’elle avait dix-sept ans. ”
“ Mieux que toi, n’importe quel lampion éclairerait ces fêtes que tu veux encore te donner à toi-même. Parce que les astres à ton sang ne mêlent plus leur lumière, un fleuve mat abreuve cette chair, ta chair. Tes cheveux ont perdu leur fauve insolence et tes yeux n’espèrent plus briller jamais. ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ Bourgeois de Vendosme, et priez y le Dieu des Miséricordes, à celle fin qu’il veuille octroyer à vous et nous pleine mercy dans sa bénignité ! — Amen ! Amen ! répondirent mille voix. Les Archers de Créquy se formèrent en haie, depuis l’échafaud jusqu’à la porte de l’Abbaye, où le gracié fut introduit à côté du Cardinal ; les bonnes gens se dispersèrent en criant Noël ! ”
René Crevel, La Mort difficile
“ Ils étaient montés en plein ciel, plus doux que les anges qui sont pourtant, comme chacun sait, des créatures sans os, et la poitrine plus fière que la coque d’un navire tout neuf s’était réjouie comme d’une virginité un peu sotte enfin perdue. ”
Quatrelles, Voyage autour du grand monde (1869)
“ LA MARÉCHALE. — La vôtre, Cléry, la vôtre. CLÉRY. — Qu'en savez-vous? LA MARÉCHALE. — Il ne peut pas y avoir de doute là-dessus. Règle générale, Cléry,— retenez bien ceci : là où plusieurs femmes et un homme sont réunis, l'homme est le plus innocent. CLÉRY. — Soit!. je me couronne de fleurs d'oranger et je tire. (Silence et émotion.) CLÉRY déploie un bulletin et lit. — « Quel est de tous les héritages le « plus agréable à transmettre ? » (Avec désespoir.) Mais ce n'est pas cela qu'on a demandé. LA DUCHESSE. — Oh! la bonne idée! si nous faisions un tour de secrétaire ? ”
“ L’orgue, les voix mâles. La Reine, le chef couvert d’un jardin de plumes, la gorge et le col sous l’écume d’un boa, sanglote. À l’autel, est un homme tout doré. Doré comme jadis la barbe d’Alfred, doré comme le pain chaud. Amie a envie de mordre à pleines dents les belles mains au bout des bras dont joue l’homme doré, pour d’harmonieuses bénédictions. ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ J’ouvre une parenthèse à propos de celle-ci, pour vous dire qu’elle avait fait émailler sur la boule dorée de son bâton Priorissal, la devise héraldique de sa famille : tous-teints-de-sang, ce que ma tante avait trouvé déplacé sur un pareil insigne de profession religieuse et de fonction pastorale. — Ma chère fille, avait-elle dit à la Mère Prieure, un cri-de-guerre est toujours malséant pour une épouse de Jésus-Christ ! ”
René Crevel, Mon corps et moi (1926)
“ Alors, elle, des sillons de peur par tout le visage, un visage où la débâcle transparente du fard laisse voir les plus secrètes décompositions, en dépit de la volonté des yeux, elle, les mains comme des fleurs malades sur cette poitrine de velours qu’une lassitude déjà creuse, le corps rebelle au sursaut que l’esprit commande, elle, très lente, avec la gravité de qui présente au juge le dernier argument, affirme : Je vais à tout par des chemins modestes. ”
Félix Simon, Au chemin de la vie (choix de poèmes… (1929)
“ Pierre, François ou Jean vous lançaient des ramures Les beaux fruits veloutés ; Les cerises sont mûres ! Les cerises sont mûres ! Allons, point de courroux et pas d'emportements... Les fils vont imitant les folles aventures De leurs papas, mamans: Les cerises sont mûres ! ”
Amédée de Foras,
Le Blason, dictionnaire et remarques…
(1883)
“ CERCLÉ. — Se dit du tonneau dont les cercles sont d'autre émail ; si la ligature est d'un émail différent on dira, par exemple, tonneau d'or cerclé de gueules lié de sable. Le cercle s'appelle aussi SICAMOR. CERF. — Vu en entier, il est représenté toujours de profil, ne montrant qu'un œil et « ses bois, dommageable ornement. » Sa position habituelle est d'être passant et il est inutile de le dire. On en voit de gisants ou couchés, de rampants. J'ai un exemple de cerf élancé, c'est-à-dire quand « dans les forêts il s'emporte. » ”
Adrien Robert, Contes fantasques et fantastiques… (1867)
“ La clef, était sur la serrure, une superbe clef de défense, qui devait bien peser sa demi-livre de fer. J'entrai et je vis, tout en face de moi, les ramages lilas d'un rideau de lit, et entre l'oreiller et le couvre-pied, deux grands yeux qui brillaient comme des billes d'onyx noir : les prunelles que j'avais rêvées pour mon rôle d'Émerillon. ”
“ Nu dans le soleil et si près d’être à jamais sauvé, c’est le réveil d’une chair pour qui la lumière, la joie ne peuvent être encore que d’intermittents miracles. Vaches, chèvres, qui les garde ? J’entends les cloches de ce troupeau. Moi qui lui avais donné un rendez-vous de sensualité. Je ramasse ma chemise. Je couvre une peau dont j’ai honte, dont j’ai raison d’avoir honte car la sensualité, la vraie sensualité ne ferait pas tant de façons. ”
Théophile Gautier,
Contes fantastiques traduits par X. Marmier…
(1878)
“ Crespel, ému jusqu'au fond de l'âme, joua avec plus d'expression que jamais ; et, lorsqu'il parcourait hardiment et avec force tous les tons de la gamme, Antonia battait des mains, et disait, dans une sorte de ravissement : « Ah ! comme je chante bien ! comme je chante bien ! 9 Depuis ce jour elle redevint gaie et sereine. Souvent elle disait au conseiller : « Mon père, je voudrais bien chanter quelque' chose. » Crespel détachait le violon de la muraille, jouait les airs favoris de sa fille, et alors elle sentait son cœur s'épanouir. ”
Anonyme, Le bataillon de Cythère
“ Voyez passer cette jeune veuve, aux longs voiles de crêpe l’enveloppant de la tête aux pieds, sans toutefois dissimuler une taille ronde et svelte, elle s’en va lentement, comme terrassée par un chagrin récent. Consolez-la, bon passant ! les temps sont durs, vous y parviendrez avec un demi-louis. ”
Jules Janin,
Contes fantastiques et contes littéraires…
(1863)
“ Kreyssler est beau, plus beau que moi; son visage est inspiré, son chant est lent et méthodique; ah! je ne suis qu'un bouffon à côté de Kreyssler; j'imagine cependant que Kreyssler est heureux : c'est un rêveur. La princesse écouta longtemps ce doux maître avec transport et les larmes dans les yeux. ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ Les Mesmeristes étaient là rangés qui-l’un qui-l’autre, et tenant chacun le bout de sa gaule appuyé sur ses yeux, dans l’oreille, aux reins, contre la poitrine, au creux de l’estomac, à la gorge ; etc., chacun des malades en posture et dispositions très variées, ceux-ci tremblans de frisson, ceux-là couverts de sueur ; les uns dans une agitation frénétique, en convulsions abominables et se roulant par terre, ainsi que les jansénistes de St.-Médard ; les autres en contemplation béatifique et comme en extase ! ”
