René Crevel, La Mort difficile
“ Et « son liberté », c’est une danse avec Totor. Son liberté s’appelle Totor. Celle de Pierre n’aura qu’un nom. Le plus beau des noms. Y a pas mieux, y a pas plus cher. Il n’ose la nommer quoique déjà il ait commencé à perdre la vie. Encore un verre, un verre d’oubli et que l’autre se fasse mordre la poitrine, le cou, le dos, les jambes, le ventre, tout ce qu’il lui plaira. Pierre s’en fout. Pierre est libre. Sa liberté, à lui, sa liberté s’appelle la mort. La mort, c’est le mieux, y a pas mieux. Tout à l’heure, bientôt, il partira seul, la Seine n’est pas loin de chez Arthur et d’un pont... ”
