Anonyme, Le bataillon de Cythère
“ Avec ses larmes, son courage fondait, elle s’attendrissait, sans forces maintenant pour lutter, continuer la vie, cette vie double dont elle n’avait montré là que le côté honnête, strict, d’une brave bourgeoise élevant honorablement son enfant. Elle recommençait à geindre, au milieu de ses pleurs, se lamentait, pleurait sa vie perdue, son suprême espoir déçu, emporté par la catastrophe vengeresse ; et le besoin qu’elles ont toutes de se confier au passant, de pleurer leurs peines au premier venu, lui faisait entamer un récit qui stupéfiait, indignait l’honnête homme qu’était l’instituteur. ”
