Edmond Mandey

Résumé

Edmond Mandey Cœurs en folie

Les autos qui s’arrêtent devant l’hôtel des Gais lurons ne sont point de somptueuses limousines, mais de ces braves voitures servant aux médecins ou aux notaires parcourant la région, parfois aussi au touristes de richesse moyenne.
Mais qu’on arrive en auto, par le train, à pied, ou exceptionnellement en voiture, on est toujours aussi bien accueilli dans cet hôtel-auberge, et l’on reçoit le même sourire aimable de la patronne, le même bonjour cordial de l’hôtelier maître Honoré, le même coup d’œil provocant de la jolie servante Adèle.
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Edmond Mandey Cœurs en folie

Comment faisait-il pour être un amant aussi brillant alors qu’il n’était qu’un médiocre mari.
Et l’amant était si brillant que dame Jeanne en oubliait le rôle qu’elle était venue jouer là, et qu’elle était, pour le moment, à la place de sa servante dans les bras de son époux. L’amour la prenait complètement et elle s’abandonnait au plaisir des sens, entièrement, sans penser à autre chose.
Pourtant elle revint à elle. L’homme était toujours auprès d’elle, la caressant encore, la couvrant de baisers.
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Edmond Mandey Cœurs en folie

Hélas ! Faut-il que dans ce ciel sans nuages couve un orage prochain ? Faut-il que cette existence si calme soit menacée de troubles imprévus ? Faut-il qu’une si belle harmonie risque d’être rompue !
Pourquoi donc, demanderez-vous ?
Pourquoi ? Parce que... c’est chose impossible à croire, rien ne pouvait le faire supposer... parce que maître Honoré est amoureux de sa servante.
Oui, je sais, Mme Honoré est fidèle ! Son mari n’a rien à lui reprocher ! Elle est certainement au moins aussi bien, sinon mieux qu’Adèle.
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