Joseph Poisle Desgranges, Roman d'une mouche (1872)
“ Ah ! si vous la connaissiez cette femme, vous feriez pour elle bien d'autre sacrifice que celui d'accepter un de ses cheveux dans votre verre ou dans votre assiette. Que dis-je? Pour le posséder, ce cheveu fin comme celui de la Vierge, vous donneriez tous les vôtres, au risque d'être chauve ou de porter perruque et de déplaire ensuite à votre amante : Voilà pourtant le jugement des hommes. Ils attachent du prix aux choses, ou bien ils ont de la répugnance pour elles, suivant le caprice ou la fantaisie qui les gouverne. La mouche n'est rien à leurs yeux, parce qu'ils la jugent légèrement. ”
