Claude-Henri de Fusée de Voisenon,
Romans et Contes de M. l'abbé de Voisenon…
(1818)
“ Tricolore, loin d'être intimidée, fut rassurée par ces paroles ; elle se flatta que le bonheur du prince Discret serait peut - être un de ces tant mieux-là. L'homme divin le conjectura sur sa physionomie, et prononça ces mots terribles : Je sais ce que vous pensez ; mais-, ô princesse, que vous vous abusez ! Voua donnerez la mort à votre amant, et ce sera tant mieux pour lui. O ciel ! s'écria Tricolore, cela se pourrait-il? Mais, dit Potiron, cela ne laisse pas que de faire un joli caractère : si elle traite ainsi son amant, jugez de l'accueil qu'elle fera à son mari. ”
