Charles Pinot Duclos,
Acajou et Zirphile
“ Un homme de ceux qu’on appelle raisonnables, auroit été plus aisé à séduire ; mais la nature éclairée donne à ceux qu’elle n’a pas encore livrés à la raison un instinct plus sûr, qui les avertit de ce qui leur est contraire. La Fée ne regrettoit plus les dragées de présomption ; elle ne doutoit point que la naissance d’Acajou ne lui en donnât toujours assez : mais jamais elle ne put lui faire goûter ni des unes ni des autres : Elle les donna à un Voyageur comme une curiosité très-précieuse, en y ajoutant la vertu de se multiplier. ”
