Résumé

Élisabeth Charles-Morice,  Aurore et Phébus ou La fée de la musique

“ Si cette reine allait nous prendre notre enfant?
Le prince voit les deux formes féminines, sur le pont du bateau, se jeter dans les bras l'une de l'autre, et il tressaille : que craignent-elles? Qu'est-ce que cet homme peut leur dire? Mais elles se rassurent, le batelier poursuit :
— Le plus sage est que j'aille d'abord seul. Il faut savoir ce qu'on entend, là-haut, par le bonheur... Veille donc sur notre Aurore, femme, et ne sois pas inquiète si je tarde un peu : on ne parvient pas au roi comme à l'éclusier.
”
Source : Gallica

Élisabeth Charles-Morice,  Aurore et Phébus ou La fée de la musique

“ ROSSIGNOLETTE. — Ah! Très bien! Et pourquoi lui a-t-elle enlevé ce beau nom?
NuiT-ET-JouR. — Pour se venger de n'avoir pas été invitée.
ROSSIGNOLETTE. — Et comment veut-elle qu'il se nomme?
TOUTES LES FÉES, navrées. — Cumulus! ROSSIGNOLETTE. — Oh!... l'horreur! (Bas, à Plumeau-Vent) : Qu'est-ce encore, ce nom?
PLUME-AU-VENT. — Hélas! tout au contraire du soleil, père de toutes les clartés, c'est le vilain nuage qui produit l'ombre...
”
Source : Gallica

Élisabeth Charles-Morice,  Aurore et Phébus ou La fée de la musique

“ Déjà le bateau commençait à glisser sur l'eau quand le prince Phébus cria : halte ! Étonné, tout le monde le regarda : que pouvait-il désirer encore ? Il tournait la tête de tous les côtés, cherchant évidemment quelqu'un... C'est la reine qui devina :
— Rossignolette ! s'écria-t-elle.
Et, se penchant vers le prince, elle lui dit tout bas : — C'est bien, mon fils ! Tu es digne de ton bonheur puisque tu n'es pas oublieux.
A pleines voix, les seigneurs appelaient :
— Rossignolette!
”
Source : Gallica

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