Résumé

Valérie Masuyer La reine Hortense et le prince Louis…

Le prince Louis m’a dit aussitôt dans l’oreille qu’elle avait été la dernière maîtresse de lord Byron et que cet amant illustre n’a pas encore été remplacé près d’elle, ce qui peut paraître étonnant, à qui connaît les mœurs italiennes.
Au premier coup d’œil, j’ai eu peine à concevoir le goût de lord Byron : la comtesse Guiccioli est petite, ses jambes sont trop courtes pour son buste, elle a des cheveux roux, des yeux qui n’ont rien de remarquable ni par la grandeur, ni par la couleur, et des joues plates qu’une coiffure à la vierge laisse trop découvertes.
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Valérie Masuyer La reine Hortense et le prince Louis…

Ils sont si élevés qu’ils ne laissent voir que le ciel et l’on arrive à cette Florence la Belle sans que son aspect ait en rien plu ou charmé.
A peu de distance de la ville, nous avons rencontré le prince Napoléon-Louis qui venait au-devant de son frère et de sa mère. Il est parfaitement élégant et gracieux, surtout à cheval. C’est l’Empereur en jeune et en beau. Il a le teint de sa mère, des cheveux noirs, une physionomie expressive, infiniment de distinction dans l’esprit, de force dans la raison, de justesse et de vivacité dans les idées.
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Valérie Masuyer La reine Hortense et le prince Louis…

Il faudrait une tête couronnée pour l’acheter, et toutes les têtes couronnées en ont. La Reine a terminé cette confidence d’une manière qui a fait baisser la tête au Prince et qui l’a ému. Si cruellement qu’elle ait payé sa dette au malheur, disait-elle, elle ne désire aucune compensation ; elle s’estimera heureuse, si elle conserve ses enfans tels qu’ils sont et « si elle réussit à modérer ces jeunes têtes, que des imprudens s’efforcent d’entraîner. »
Restée seule avec moi, et toujours tourmentée par les mêmes soucis, la Reine m’a confié que le prince Napoléon éprouve des embarras d’argent.
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