Résumé

Le Conseiller Krespel

« Jeune homme, tu me regardes comme un fou, comme un insensé : je te pardonne, car nous sommes tous deux hôtes du même séjour de fous, et tu n’es irrité contre moi de ce que je crois être Dieu le père, que parce que toi-même tu te crois Dieu le fils. Mais comment oses-tu vouloir pénétrer dans une vie qui te fut étrangére, qui devait l’être, et as-tu rêvé d’en surprendre les fils les plus secrets ? — Elle n’est plus : le secret a cessé ! » — Krespel se recueillit, se leva et parcourut la chambre à pas silencieux.
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Le Conseiller Krespel

Jamais je n’avais conçu l’idée de sons pareils si longuement soutenus, de ces roulades empruntées au rossignol, de ces gammes ascendantes et descendantes, de cet organe, enfin, tantôt vibrant avec l’énergie et la sonorité des sons de l’orgue, tantôt n’émettant qu’un souffle à peine perceptible et d’une suavité sans égale. Il n’y avait personne qui ne fût sous le charme du plus doux enchantement, et ce profond silence ne fut troublé que par de légers soupirs lorsque la voix se tut. Il pouvait être déjà minuit, quand on entendit le conseiller parlant avec une violence extrême
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Le Conseiller Krespel

Je ne pus retenir un cri perçant, lorsque ce crêpe, à une pirouette rapide du conseiller, vint à passer sur ma tête ; il me semblait qu’il allait m’envelopper tout entier et m’entraîner dans le sombre et redoutable abîme de la folie. Le conseiller s’arrêta alors, et de sa voix chantante : « Mon petit ami ! dit-il. — mon petit ami ! — pourquoi cries-tu de la sorte ? aurais-tu vu l’ange de la mort ! cela précéde toujours la cérémonie ! »
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