Résumé

Paul Franchet Revue Musicale de Lyon 1904-01-26…

Un autre chant de violon débute en ut majeur, module en la bémol, puis en ré bémol, etc..., un murmure en triples croches du piano l’accompagne. Ce simple chant produit une émotion profonde. Il remue les fibres les plus intimes de notre cœur au point de faire couler les larmes. Cet adagio est une page sublime. La musique pure, à l’aide de deux seuls instruments, atteint à une prodigieuse puissance d’expression.
Le rondo allegro molto d’un rythme carré est gai et plein d’entrain. Un trait de piano en sol bémol puis en si bémol mineur séduit par sa délicatesse et sa légèreté.
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Paul Franchet Revue Musicale de Lyon 1904-01-26…

La mélodie pétulante en groupes de deux croches reparaît. Ces groupes s’enchevêtrent entre la main droit et le violon. Ils se désenlacent, s’espacent et s’éteignent doucement.
L’andante piu tosto allegretto est de temps en temps joué à l’Offertoire par l’éminent organiste de notre Primatiale : il est bien à se place à l’Église. N’est-ce pas en effet la prière d’une âme affligée qu’exhalent tout d’abord le piano puis le violon ?
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Paul Franchet Revue Musicale de Lyon 1904-01-26…

Beethoven a composé la première de ces sonates à 28 ans, la dernière à 42 ans. Les trois premières sonates sont l’œuvre 12, la dixième l’œuvre 96. Elles appartiennent donc toutes à ce qu’on est convenu d’appeler la première et la deuxième manière du Maître. Les œuvres de la première manière se ressentent incontestablement de l’influence de Haydn et de Mozart ; mais dans toutes se révèle nettement la puissante personnalité de Beethoven ; dans les œuvres de la seconde manière son tempérament fougueux, passionné se donne plus ample et libre carrière.
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