Résumé

Paul Franchet,  Revue Musicale de Lyon

“ Et pourtant les dix sonates pour piano et violon suffiraient à immortaliser un compositeur.
Les très belles sonates qu’a produite l’école moderne n’ont pas encore éclipsé celles de Beethoven. Tant qu’un pianiste et un violoniste s’associeront pour faire de la musique, les dix sonates qui viennent d’être étudiées feront le fond de leur répertoire.
Beethoven est un des plus grands génies dont l’humanité puisse s’enorgueillir. Dans le domaine de la musique pure, il n’a pas jusqu’ici été égalé, encore moins surpassé.
”
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Paul Franchet,  Revue Musicale de Lyon

“ Beethoven a fort peu employé la tonalité de sol majeur. Il n’a écrit dans ce ton que deux sonates pour piano et les deux sonates faciles. Aucune de ses symphonies n’est en sol majeur.
Ces deux sonates offrent entre elles une autre ressemblance. La huitième est d’un bout à l’autre une délicieuse pastorale. Dans la dixième, l’allegro moderato initial et l’allegretto final présentent aussi un caractère incontestablement pastoral. Il fait complètement défaut dans l’adagio.
Rien n’est gracieux comme le début de l’allegro moderato.
”
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Paul Franchet,  Revue Musicale de Lyon

“ Ils se procureront d’ineffables jouissances artistiques.
Ces dix sonates forment à peine la dixième partie de l’œuvre gigantesque de Beethoven.
Quelle place doit-on lui assigner parmi les œuvres du Maître ? Une fort honorable mais qui n’est pas la première. Elles doivent céder le pas aux trente-deux sonates pour piano seul, aux dix-sept quatuors à cordes, aux neuf symphonies. Et voici pourquoi : La troisième manière, la plus belle, n’est pas représentée dans les sonates pour piano et violon. Les sonates pour piano, les quatuors, les symphonies comptent des œuvres de la troisième manière.
”
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