Résumé

Portrait de Antoine Mariotte Antoine Mariotte Revue Musicale de Lyon 1903-11-10…

Une symphonie est absolument assimilable à un monument, mais, entendons-nous bien, ceux-là se trompent du moins partiellement, qui croient définir cette analogie en appelant la musique « une architecture de sons ». Considérée dans ses sons, une œuvre musicale ne donnera jamais qu’une surface, ou mur, dont les notes seraient les pierres. Or, un mur est œuvre de maçon et nullement d’architecte.
Source : Wikisource

Portrait de Antoine Mariotte Antoine Mariotte Revue Musicale de Lyon 1903-11-10…

C’est parfaitement vrai, et il en est en art, absolument comme dans la vie, mais là n’est point la question. — Il faut donc considérer la musique, non seulement dans sa hauteur ou la suite de ses sons, non seulement dans le déroulement de ses phrases ou sa longueur, mais encore dans les développements relatifs et relativement à la tonalité de ces mêmes phrases pour avoir la troisième dimension : la profondeur, et pouvoir édifier le monument.
Prenons une symphonie classique quelconque et examinons le premier Allegro, qui en est généralement le morceau fondamental.
Source : Wikisource

Portrait de Antoine Mariotte Antoine Mariotte Revue Musicale de Lyon 1903-11-10…

Une première phrase, ou idée, s’expose dans un ton déterminé, sans moduler et en quelque sorte parallèlement à elle-même : ceci nous donne un mur. La première idée terminée, une période modulante intervient qui nous conduit vers un autre ton dans lequel s’expose pareillement une deuxième idée : deuxième mur.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature