Sully Prudhomme

Sully Prudhomme

Résumé

Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme L'Institut de France (1896)

C'est ainsi que toute œuvre excellemment humaine, Par où l'âme décore ou grandit son domaine, Toute œuvre auguste, ayant sur l'avenir des droits, Trouve en ces créateurs des maîtres et des juges,
Chez eux contre l'oubli le meilleur des refuges, Une cité sans roi, qui s'ouvre aux fils des rois!
Généreuse cité, pour soi seule économe!
Ils prodiguent un or qu'on recherche et renomme, Pluie utile au laurier déjà mûr ou naissant.
Des deniers de la gloire ils n'ont que la gérance : Les palais qu'on leur lègue enrichissent la France, C'est dans leur cœur le sien qui bat reconnaissant.
Source : Gallica

Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme L'Institut de France (1896)

Ce libre et fier génie, ennemi des ténèbres, A pour symbole cher les trois couleurs célèbres, Dont l'histoire a scellé l'union pour jamais, Surtout les deux couleurs voisines de la hampe, Où l'inspiration s'épure et se retrempe, Les sublimes couleurs du ciel et de la paix!
Source : Gallica

Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme L'Institut de France (1896)

Tout penseur leur est proche en dépit de l'espace; L'étranger que nul autre en éclat ne surpasse Dans leurs travaux par eux est élu leur second, Car sa race et la leur sont en vain différentes : Un même haut souci fait les âmes parentes, Et le même idéal sacre leur nœud fécond.
Source : Gallica

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