Résumé

Paul Franchet Revue Musicale de Lyon 1904-02-17…

En son milieu un chant mineur d’une puissante et douloureuse envolée est lancé avec véhémence par le violon, puis par la basse. Ce quatrième mouvement et ce final produisent irrésistiblement une énorme impression.
Cette septième sonate est assurément de toutes la plus profondément émouvante, la plus dramatique. Elle marque le début de la deuxième manière de Beethoven. Elle est parcourue d’un bout à l’autre par un souffle puissant, comme du reste la plupart des œuvres du Maître écrites dans la tonalité d’ut mineur.
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Paul Franchet Revue Musicale de Lyon 1904-02-17…

Ces couplets et ces refrains n’évoquent certes ni joie ni gaieté.
Un sourd glas martelé dans le registre grave du piano, augmente peu à peu de sonorité et aboutit avec le secours de la main droite et du violon, à un accord formidable suivi d’un silence. Quatre mesures à peine sont jouées, l’effet produit est déjà considérable. Point n’est besoin au génie de longs développements pour s’imposer.
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Paul Franchet Revue Musicale de Lyon 1904-02-17…

« Ma surdité me jette dans un profond désespoir et peu s’en est fallu que je n’en finisse avec l’existence. L’amour de mon art a seul pu me retenir sur cette pente fatale. Mon existence est si misérable que, grâce à mon impressionnabilité, je passe en un rien de temps de l’état le plus calme à la situation la plus lamentable ».
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