Résumé

Paul Franchet Revue Musicale de Lyon 1904-02-10…

L’adagio molto expressivo en ré majeur est la perle de cette sonate. Un la harmonique d’une pureté idéale se fait entendre. C’est le violon qui chante une mélodie d’une réelle noblesse et d’une grande élévation. Elle acquiert sur la deuxième corde un timbre plus pénétrant et plus expressif. Le piano redit ce chant. Puis dans une courte période en si mineur le violon touche l’âme par ses accents de supplication. Une période en ré majeur du piano est d’allure fière
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Paul Franchet Revue Musicale de Lyon 1904-02-10…

Un abîme sépare les variations écrites par un Beethoven et les Grands Maîtres de ces misérables variations dépourvues d’idées, pauvres de style, dont le seul but est de faire briller un virtuose. Les creuses élucubrations sur le Carnaval de Venise et ses congénères sont tombées dans un discrédit mérité. Les variations dont Beethoven a émaillé quantité de ses œuvres, quelques-unes de ses symphonies, possèdent une haute valeur artistique et seront toujours en honneur. En résumé, dans cette sixième sonate, à un adagio, chef d’œuvre de goût et d’expression succèdent d’admirables variations.
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Paul Franchet Revue Musicale de Lyon 1904-02-10…

Le violon la reprend, non plus en noires liées, avec accentuation sur le deuxième temps, mais en croches détachées. L’accentuation est alors reportée sur une syncope à cheval sur le 2e et le 3e temps. Le piano au rythme binaire du chant en croches du violon oppose un rythme ternaire en triolets piqués. Un épisode est constitué par des répliques débutant par trois notes vivement attaquées et se continuant par un trait énergique en doubles croches.
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