Léon Vallas, Fernand Baldensperger

Résumé

Léon Vallas, Fernand Baldensperger Revue Musicale de Lyon 1904-03-09…

Là, comme dans toutes les autres parties du programme, l’orchestre fut admirable de précision et de vigueur : M. Chevillard obtient de la masse de ses instrumentistes des détails, des finesses de solistes en même temps qu’une fusion parfaite des différents timbres, et il les conduit avec une intelligence, une ardeur, une passion et une vie merveilleuses.
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Léon Vallas, Fernand Baldensperger Revue Musicale de Lyon 1904-03-09…

Le quatrième morceau (très lent) unit la hardiesse harmonique la plus audacieuse à l’ampleur de pensée la plus noble ; son début, qui ouvre la deuxième grande division de l’œuvre, en est la partie la plus inspirée, d’une inspiration très haute et pourtant infiniment humaine et attendrie. Puis c’est la phrase mélancolique du second mouvement qui revient, encore alanguie, et qui reparait en fugue aux quatre parties : je ne saurais mieux en comparer la tristesse infinie qu’à cette mélopée inconsolable sur laquelle G. Lekeu a bâti la deuxième partie de sa Sonate pour piano et violon.
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Léon Vallas, Fernand Baldensperger Revue Musicale de Lyon 1904-03-09…

L’analyse thématique donnée par le dernier numéro de la Revue Musicale de Lyon nous dispensera d’insister sur la facture de l’œuvre : complétons-là du moins par quelques « impressions d’audience ». La phrase fondamentale, si grave et si noble, si pénétrante avec son altération de la quart, s’installe d’abord en une fugue que sa liberté n’empêche pas de se développer rigoureusement. Un mouvement assez animé lui succède, combinant deux thèmes d’allegro, avec l’épisode d’un thème mélancolique dont l’alto chante la poignante langueur. Une vie rythmique singulièrement alerte anime le très vif
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