Paul Franchet

Élements biographiques

Paul Franchet,  Revue Musicale de Lyon 1904-03-09…

“ Dans tout ce presto, Beethoven s’efforce avec une énergie obstinée dans la première phrase et certains développements, avec une éloquence calme et persuasive dans la deuxième phrase, avec un souffle ardent et grandiose dans la troisième phrase, de nous inculquer ce sentiment le plus pur et le plus élevé de tous, qui a nom l’enthousiasme. « L’enthousiasme, dit Madame de Staël, dans son livre de l’Allemagne, c’est l’amour du beau, l’élévation de l’âme, la jouissance du dévouement réunis dans un même sentiment qui a de la grandeur et du calme. » ”
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Paul Franchet,  Revue Musicale de Lyon 1904-01-26…

“ Un autre chant de violon débute en ut majeur, module en la bémol, puis en ré bémol, etc..., un murmure en triples croches du piano l’accompagne. Ce simple chant produit une émotion profonde. Il remue les fibres les plus intimes de notre cœur au point de faire couler les larmes. Cet adagio est une page sublime. La musique pure, à l’aide de deux seuls instruments, atteint à une prodigieuse puissance d’expression.
Le rondo allegro molto d’un rythme carré est gai et plein d’entrain. Un trait de piano en sol bémol puis en si bémol mineur séduit par sa délicatesse et sa légèreté.
”
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Paul Franchet,  Revue Musicale de Lyon 1904-02-24…

“ La douleur sous le coup de laquelle Beethoven écrivait la septième sonate avait torturé mais non terrassé son tempérament d’une énergie surhumaine. La souffrance loin d’abattre les natures d’élite ne fait que les tremper plus solidement. Beethoven, grâce à la toute-puissance de sa volonté ne tarda pas à maîtriser son profond désespoir. Dès que furent cicatrisées les blessures de son âme, il se reprit comme un convalescent, à mieux apprécier les bienfaits de l’existence, à trouver plus belle la nature qu’il aimait tant, et il écrivait la huitième sonate. ”
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