Juan Martinez

Résumé

Juan Martinez Revue des Deux Mondes

Le patriarche fut le dernier qui prêta l’hommage-lige et baisa les mains de leurs majestés. Dès qu’il fut allé prendre la chaise de l’archevêque de Séville, qui demeura au fauteuil, le secrétaire de la camara s’avança vers le trône, suivi des escribanos mayores, et ayant fait les trois révérences, il dit à haute voix :
— Seigneur, votre majesté, au nom de la sérénissime et très haute princesse Maria-Isabel-Luisa, sa fille aînée, accepte-t-elle le serment et l’hommage-lige des cortès ? Demande-t-elle à leurs escribanos d’en prendre acte et d’en donner témoignage ?
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Juan Martinez Revue des Deux Mondes

Le malheureux taureau en perdit ses dernières forces ; n’ayant plus même celle de secouer la tête pour se délivrer, il poussait seulement d’affreux mugissemens de douleur. Le sang ruisselait de son gosier, et inondait le museau du dogue acharné, qui n’abandonnait pas pour cela sa proie, et, comme une sangsue qui s’enivre aux morsures qu’elle a faites, semblait boire et se gorger à ce sanglant et mortel baiser. — Un chulo, d’un coup d’épée, dont il lui perça par pitié le cœur, mit fin à l’agonie de la pauvre bête.
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Juan Martinez Revue des Deux Mondes

Il était aisé d’apercevoir derrière cette allégorie la séduisante perspective qu’offrait à l’Espagne la succession directe de ses rois, amans zélés des arts consolateurs. — Les bergers et les laboureurs, qui bénissaient Cérès, faisaient prévoir les progrès de l’agriculture, l’accroissement des troupeaux et l’amélioration de leurs laines précieuses. — Les jardiniers, qui adoraient Flore, annonçaient qu’une princesse sur le front de laquelle brillaient la beauté, la candeur et la pureté, ne serait pas moins chère aux Espagnols que ne l’était aux Gentils la déesse du printemps et de la fécondité.
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