Pepa

Définition et enjeux

Portrait de John-Antoine Nau John-Antoine Nau,  La Revue blanche

“ Mais Pepa n’était pas seule : un grand garçon prétentieusement vêtu, bagué comme un Hindou, appuyé sur un gros jonc souple qui décrivait un arc, campé dans une pose qu’il jugeait avantageuse, — une épaule remontée, une hanche ressortie, la main libre posée sur cette hanche et le bras en anse d’amphore, — faisait le joli cœur devant la fenêtre. ”
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Portrait de John-Antoine Nau John-Antoine Nau,  La Revue blanche

“ C’était Pepa, plus forte, plus grasse mais non empâtée, incroyablement jeune de lignes pour ses trente-huit ans. Cette pose de cou, ce port de tête n’avaient pas leurs pareils. Le teint rose-thé s’était ambré un peu tout en restant transparent, mais la bouche n’avait pas varié : ses arcs rouges délicatement charnus n’avaient rien perdu de leur grâce grisante ; la courbe du nez caméen s’était peut-être finement accentuée ; le grain de beauté semblait une idée moins noir qu’avant ; cette fossette s’était légèrement comblée ; mais le dessin de tout le visage gardait sa fermeté, son style propre. ”
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Portrait de John-Antoine Nau John-Antoine Nau,  La Revue blanche

“ Pepa !
« Mais, brute ! pensa-t-il, tu vas gâter par des divagations baroques une belle journée de saine joie animale. Elle est loin, ta fameuse Pepa, sans doute grosse comme une tour à l’heure qu’il est, — et comme une tour croulante, encore ! Elle a dû épouser, il y a longtemps, quelque agréable macaque de sang « bleu » mais avarié, dont la laideur s’adoucit d’un joli reflet de millions. C’est une de ces aristocratiques dondons qui se gavent de « dulces », ont un faible pour le jerez et le malvoisie et dorment après leur repas avec un gros chien puceux sur les genoux.
”
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