Résumé

Léon Leconte La Métamorphose de Silvano, conte d'Espagne… (1884)

Cette femme, que vous voyez, c'est ma femme ! et cet homme est son amant !.
Et du doigt il montrait Claudia et Silvano.
— Traître, cria-t-il en arrachant le masque de ce dernier, traître, que tout le monde voie ton visage infâme !
Mais, à ce moment même, un grand cri, cri d'étonnement, cri de stupeur, presque d'effroi, jaillit de la foule, poussé d'abord par la comtesse, puis par Pepa, par Rosa, par tous ceux qui avaient les yeux fixés sur SILVANO et qui le reconnaissaient.
— Ciel ! Silvano ! Silvano !. ressuscité ! c'est lui ! c'est bien lui ! exclamarent-ils.
Source : Gallica

Léon Leconte La Métamorphose de Silvano, conte d'Espagne… (1884)

Celui que j'aimais, mon Silvano, tu l'as tué, croyant le dépouiller de son bien ; mais patience ! la potence le vengera bientôt !
— Ciel ! qu'entends-je ! s'écria Silvano, vous m'aimez ! Ah ! soyez bénie, Rosa ! Je ne regrette plus rien à cette heure !
Elle le regarda avec mépris.
— La peur le faittomber en démence, le lâche ! murmura-t-elle.
— Non, Rosa, je n'ai pas peur et je ne suis pas fou !. Et, si vous vouliez, Rosa, si vous vouliez, je vous rendrais à l'instant même ce Silvano que vous pleurez !
Source : Gallica

Léon Leconte La Métamorphose de Silvano, conte d'Espagne… (1884)

Léonardo se tournant vers Gaspar : — Eh bien, gros imbécile, dit-il, tu peux remercier le capitaine, car tu lui dois une fière chandelle.
— Oui, nous vous tenons, reprit Cristobal, mais nous serons bons diables. D'abord, nous nous invitons tous, —tous, tu entends Gaspar? — à souper avec vous, sans façon. Nous avons une faim de loup ; c'est étonnant comme l'air des bois donne de l'appétit. Qu'en dites-vous, capitaine ?
— Soit ! soupons ! répondit Silvano.
Que faire ? Autre chose que de se résigner à ce qu'on ne peut empêcher, serait de la folie, pensa-t-il.
Source : Gallica

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